Résumé

Atypical pneumonia accounts for 15 to 30% of the community-acquired pneumonias, and 7 to 14% of those admitted in ICU. Several bacteria may be involved, while Legionella pneumophila, Mycoplasma pneumoniae et Chlamydophila pneumoniae are the most frequently observed. Legionnaires’ disease is the most frequent one in ICU. It has also the poorest prognostic with ICU mortality up to 40% and is usually observed in comorbid or immunocompromised patients. On the other hand, most Chlamydophila pneumoniae and Mycoplasma pneumoniae pneumonias are documented in children or young adults without comorbidity, and their prognostic is usually better, but ICU mortality is still close to 25%. Macrolides and fluoroquinolones are currently the antibiotics of choice. Some specific features in the ICU care of these pneumonias must be known, also with low clinical evidence. Less common bacteria may be documented in the ICU such as Chlamydia psittacosis, Coxiella burnetii or Burkholderia pseudomallei, whose mortality may be up to 50%.

Mots-clés : atypical pneumonia · legionella pneumophila · Legionnaires’ disease · Mycoplasma pneumoniae · Chlamydophila pneumoniae · Chlamydia psittaci · Q fever · Coxiella burnetii · Burkholderia pseudomallei · ICU

Abstract

Les pneumopathies bactériennes atypiques représentent 15% à 30% des pneumopathies communautaires, et 7 à 14% de celles admises en réanimation. Cette appellation regroupe des entités cliniques très différentes. Les principaux représentants de cette entité sont Legionella pneumophila, Mycoplasma pneumoniae et Chlamydophila pneumoniae. Legionella est la plus fréquemment documentée en réanimation et est également celle dont le pronostic est le plus sombre avec une mortalité en réanimation pouvant atteindre jusqu’à 40%, chez des patients généralement comorbides ou immunodéprimés. A l’inverse, les pneumopathies à Mycoplasma pneumoniae et Chlamydophila pneumoniae sont surtout documentées chez l’enfant ou le jeune adulte. Leur pronostic est meilleur mais la mortalité en réanimation reste proche de 25%. Les macrolides et/ou les fluoroquinolones restent les antibiothérapies de choix sur ces germes.

D’autres bactéries comme Chlamydia psittacosis, Coxiella burnetii ou Burkholderia pseudomallei peuvent également être documentées en soins critiques. Bien qu’elles soient moins fréquentes, leur pronostic peut être particulièrement péjoratif et justifie une connaissance de leurs spécificités.