Résumé

En réanimation neurologique, l’évaluation clinique reste le meilleur moyen de surveiller l’état neurologique des patients et passe généralement par l’utilisation d’échelles et de scores standardisés. Ces outils sont nombreux et variés. Leur utilisation n’est cependant pas toujours pertinente et peut se révéler délétère pour le patient (surstimulation, inconfort, douleur).

Notre démarche actuelle concerne l’adaptation de l’évaluation neurologique et vise à garder la meilleure sensibilité tout en limitant les sources d’inconfort pour le patient.

Dans un premier, afin d’évaluer les pratiques des autres unités, une enquête a été réalisée au sein de plusieurs services de réanimation neurologique. Le questionnaire comprenait 2 parties : la première sur les habitudes du service en général (échelles utilisées, fréquence de cotation), la deuxième sur des situations cliniques identifiées (patient conscient, patient sédaté, patient confus, …).

Il ressort que le score de Glasgow reste l’échelle de cotation neurologique la plus utilisée, malgré ses limites et ses contraintes vis-à-vis du patient. Par ailleurs, il ne semble pas y avoir d’adaptation du choix de la cotation en termes d’outil et de fréquence à la pathologie et à l’état clinique du patient.

Mots-clés : Evaluation neurololgique · Cotation · Score de Glasgow · Surveillance · Réanimation · Sédation

Abstract

In neurocritical care, neurologic clinic assessment is the best way to look after patients and use several scales and scores. These tools are numerous and varied. However, their use is not always relevant and can be deleterious for the patient (overstimulation, discomfort, pain). We look for the adaptation of the neurological evaluation and aims at keeping the best sensitivity while limiting the sources of discomfort for the patient.

First, in order to evaluate the practices of other units, a survey was carried out in several neurocritical care units. The questionnaire included 2 parts: the first one on the habits of the service (scales used, frequency of scoring), the second one on identified clinical situations (conscious patient, sedated patient, confused patient...).

It appears that the Glasgow coma scale remains the most used neurological rating scale, despite its limitations and constraints with respect to the patient. Moreover, there does not seem to be any adaptation of the choice of scoring tool and frequency to the patient's pathology and clinical condition.

Keywords: Neurologic examination · Glasgow coma scale · Neurocritical care