Résumé

Le buflomédil a été commercialisé pour ses propriétés vasodilatatrices en 1976. Dès 1981, des cas isolés d’intoxication volontaire grave, voire mortelle ont été publiés. Très tôt, les centres antipoison (CAP) ont signalé ces cas graves. La structuration progressive de la toxicovigilance, ancrée alors essentiellement sur les données des centres antipoison et de toxicovigilance (CAPTV), a permis de proposer une succession de rapports (1997, 2005, 2008) justifiant d’alerter les autorités de santé. Les données collectées ont été déterminantes pour la prise de décisions de minimisation du risque. Celles issues des deux dernières études ont également contribué à l’évaluation des mesures préventives mises en oeuvre. Les étapes de la structuration progressive du réseau de toxicovigilance ont été mises en parallèle avec les différentes étapes de l’évaluation propre au buflomédil.

Abstract

Buflomedil was marketed in 1976 in France as an arterial vasodilator. However, since 1981, severe and fatal poisonings were reported, earlier pointed out by the French poison control centres. Supported by the French toxicovigilance network and the poison control centre’s database, several studies performed in 1997, 2005, and 2008 alerted the national health authorities to undertake rapid decisions aiming at risk minimization. In addition, among these studies, the last two helped to evaluate the preventive measures. This article draws a parallel between the organization of the toxicovigilance network and the various stages of the risk evaluation in relation to buflomedil marketing.