Résumé
La ventilation mécanique est une des composantes importantes de la réanimation cardiopulmonaire spécialisée. Elle a tout d’abord un rôle d’oxygénation et d’élimination du gaz carbonique (CO2). Cependant, son impact hémodynamique est majeur. En effet, l’interaction coeur-poumons prend toute son ampleur chez le patient en arrêt cardiaque, car la ventilation positive intermittente est intimement liée aux compressions-décompressions thoraciques du massage cardiaque externe. Afin de limiter cet impact potentiellement négatif, les recommandations internationales préconisent un volume courant faible (6–7 ml/kg) ainsi qu’une fréquence d’insufflation basse (10/min). En effet, l’oxygénation est beaucoup plus fonction du débit cardiaque généré, et une ventilation minimale suffit au lavage alvéolaire. À l’inverse, il est reconnu que l’augmentation de fréquence d’insufflation retentit de façon négative sur la pression de perfusion coronaire. Afin de réduire les effets délétères hémodynamiques de la ventilation positive intermittente, certains auteurs se sont intéressés à une nouvelle technique d’insufflation continue permettant de maintenir une pression positive permanente dans les voies aériennes, l’oxygénation et l’élimination de CO2 se faisant par les simples manoeuvres du massage cardiaque externe. Par contre, peu d’études se sont consacrées à l’optimisation de la fraction inspirée en oxygène (FiO2) pendant les manoeuvres de réanimation. L’hyperoxygénation postressuscitation est néanmoins maintenant reconnue comme délétère du fait du stress oxydatif et des lésions neuronales secondaires constatées. Ainsi, la ventilation mécanique doit être optimisée beaucoup plus pour la répercussion hémodynamique de ses effets que pour son rôle propre d’oxygénateur.
Mots-clés : Vitamine D · 25-hydroxyvitamine D · Insuffisance en vitamine D · Hypocalcémie · Soins intensifs
Abstract
Mechanical ventilation is one of the significant components of specialized cardiopulmonary resuscitation. Its role is that of oxygenation and release of carbon dioxide (CO2). However, it has a major impact on haemodynamics. The interaction between the heart and lungs increases in patients during cardiac arrest, as intermittent positive ventilation is closely linked to thoracic compressions and decompressions during external cardiac massage. In order to limit this potentially negative impact, international recommendations stipulate a low tidal volume (6–7 ml / kg) as well as a low ventilation rate (10 / min). Oxgenation is far more dependent on the cardiac flow output, and minimal ventilation is sufficient for alveolar lavage. Conversely, it is recognised that increasing the ventilation rate has a negative impact on the coronary perfusion pressure. So as to reduce the negative haemodynamic effect of positive intermittent ventilation, some authors are interested in a new continuous ventilation technique, allowing a permanent positive pressure to be maintained in the airways; the oxygenation and release of CO2 occur through simple external cardiac massage actions. Nevertheless, very few studies have concentrated on optimizing the inspired oxygen fraction during resuscitation. Post-resuscitation hyperoxygenation is now recognized as an issue due to oxidative stress and evidence of secondary neuronal lesions. Thus, mechanical ventilation must be optimized, more for the haemodynamic impact and the resulting effects, than for its role as an oxygenator.
Keywords: Vitamin D · 25-hydroxy-vitamin D · Vitamin D insufficiency · Hypocalcemia · Intensive care unit