Résumé

Le diagnostic de la pneumopathie acquise sous ventilation mécanique (PAVM) se base sur un ensemble de signes peu spécifiques. Plusieurs indicateurs ont été testés pour améliorer la performance de ce diagnostic. Aucun ne démontre, à l’heure actuelle, un apport substantiel, que ce soit la quantification des paramètres cliniques par un score tentant de globaliser l’ensemble des informations, le score clinique d’infection pulmonaire (CPIS) ou les marqueurs biologiques recherchés tant dans le sérum comme la procalcitonine ou la protéine C réactive (CRP), que dans le liquide de lavage bronchoalvéolaire (LLBA), comme le soluble Triggering Receptor Expressed on Myeloid Cells 1 (s-TREM 1), l’endotoxine, les fibres d’élastine, la protéine 10 des cellules Clara ou les cytokines pro-inflammatoires. L’examen direct des prélèvements endotrachéaux, et surtout du LLBA, par la mise en évidence de cellules contenant des bactéries apporterait, seul, une information utile. On ne peut donc pas se passer de la microbiologie.

Abstract

Diagnosis of ventilator-associated pneumonia (VAP) is based on non-specific clinical signs. Several indicators have been tested in order to improve the accuracy of VAP diagnosis. The quantification of clinical parameters by using the clinical pulmonary infection score (CPIS), however, failed to improve the specificity of the diagnosis. This was the same for all the biomarkers tested either in the serum (procalcitonin, C-reactive protein) or in the bronchoalveolar lavage (BAL) fluid [soluble triggering receptor expressed on myeloid cells 1 (sTREM 1), elastin fibers, endotoxin, pro-inflammatory cytokines, Clara cell protein 10]. The microscopic examination of endotracheal samples alone, especially of the BAL fluid, may provide useful information for the detection of infected cells. Thus, microbiology is still needed.