Résumé

Purpose

Delirium has severe consequences on hospital mortality, length of stay, costs, and long-term cognitive function. No study has ever investigated French intensivists’ attitude, a basis for management improvement. We conducted a national survey to describe the attitudes of French intensivists toward delirium screening and management.

Methods

A questionnaire was sent by e-mail to the intensivists of the French intensive care society. Up to three e-mails have been sent to nonrespondents during a 75-day period.

Results

The response rate was 25.7% (n = 283). Twenty-eight respondents (10%) reported screening for delirium with a validated screening tool. Among respondents, 60% estimated that delirium occurs in less than 25% of intubated patients. Antipsychotics, benzodiazepines, and hydroxizine were prescribed as first-line therapy in 77%, 53%, and 36% of the cases, respectively. Mobilization of intubated patients occurred less frequently than estimated as possible. Physicians who screened for delirium had a higher estimation of its severity and occurrence than physicians who did not.

Conclusions

Respondents among French intensivists rarely screen for delirium with a dedicated tool. Treatments reported as used in that setting are often different from the guidelines.

Abstract

Rationnel

La survenue d’un épisode de delirium en réanimation a des conséquences sur la mortalité, la durée de séjour, les coûts et les performances cognitives à long terme. Aucune étude n’a rapporté les attitudes des réanimateurs français face à ce problème. Nous avons mené une enquête nationale interrogeant les praticiens sur leurs attitudes diagnostique et thérapeutique.

Méthodes

Un questionnaire envoyé par courriel aux médecins réanimateurs membres de la Société de réanimation de langue française (SRLF). Après le premier envoi, deux messages de rappel étaient envoyés aux non-répondeurs sur une période de 75 jours.

Résultats

Le taux de réponse était de 25,7 % (n = 283). Seuls 10 % (n = 28) des répondeurs déclaraient dépister les delirium avec un outil validé. Ainsi, 60 % des répondeurs estimaient que le délirium survient chez moins de 25% des patients. Les neuroleptiques, les benzodiazépines et l’hydroxyzine étaient les traitements de première ligne utilisés respectivement selon 77, 55 et 36 % des répondeurs. La mobilisation des patients intubés survenait concrètement moins souvent qu’estimé possible. La fréquence et la sévérité du délirium étaient estimées comme plus élevées chez les réanimateurs qui le dépistaient.

Conclusions

Les répondeurs parmi les réanimateurs français dépistent rarement le deliriumavec un outil validé. La prise en charge thérapeutique diverge souvent des recommandations.