Résumé
La mise en place des cathéters veineux centraux (CVC) est un des gestes les plus fréquents en réanimation et qui n’est pas sans risque pour le patient. Quand l’échographie bidimensionnelle n’existait pas, le praticien n’avait pas d’autre choix que d’utiliser les repères anatomiques. Ils permettaient de trouver la veine dans la grande majorité des cas. Mais parce qu’il existe des variations anatomiques, cette technique anatomique était parfois à l’origine d’échecs et de complications mécaniques graves. L’utilisation des ultrasons a permis de voir ce que le médecin ne faisait que palper. Rapidement, l’échographie en guidant la ponction jusque dans la veine a montré qu’elle apportait une amélioration du taux de succès, du nombre de ponctions, du temps de pose, du nombre de complications, du confort et du coût. Si les médecins doivent continuer à savoir mettre des CVC à l’aide des seuls repères anatomiques, l’utilisation de l’échoguidage doit être considérée comme la technique de référence en accord avec les recommandations actuelles.
Abstract
The placement of central venous catheters (CVC) is one of the most frequent procedures in the intensive care unit; however, it is not free of mechanical complications. Before the advent of bi-dimensional echography, physicians used to place CVC according to the landmark technique. This technique was based on anatomical observations describing the most frequent position of the vessels. However, the position may vary and thus failure and mechanical complications (sometimes severe) occur. With bi-dimensional echography, physicians can see what they used to palpate. Interestingly, ultrasounds have demonstrated their ability to improve the success rate, number of punctures, duration of the procedure, number of complications, comfort, and cost. Though physicians should still be able to use the landmarks, the echoguidance is now the technique referent.